Les Menuisiers Circulaires 1/2 Les Artisans

Le programme de travaux de la phase 2 de réhabilitation de la maison Les Canaux comprend l’amélioration des performances énergétiques du bâtiment, l’installation d’un chauffage à énergie renouvelable, le réaménagement du rez-de-chaussée et du sous-sol pour améliorer l’accueil du public et la fonctionnalité du bâtiment et la création d’une terrasse extérieure avec une rampe d’accès pour rendre le bâtiment accessible à tous.

Pour le réaliser, la Ville de Paris a passé un marché de conception – réalisation dont l’un des axes forts est la conservation de l’existant et l’approvisionnement en matériaux de réemploi ou réutilisés, biosourcés ou ayant au moins 10% de matière recyclée.

La Scop d’architecture Grand Huit, mandataire du groupement retenu avait choisi en collaboration Atelier R-ARE et A Travers Fil, associations de menuiserie spécialisées dans le réemploi de bois, de réutiliser les châssis de fenêtres ou les portes en bois pour le treillage et le platelage de la terrasse et leur avait confié les missions suivantes :

  • Atelier R-ARE : démantèlement des portes et fenêtres, co-conception et construction du platelage de la terrasse
  • A Travers Fil : co-conception et fabrication du treillage de la terrasse à partir de composants issus du démantèlement des portes réalisés par Atelier R-ARE.

Définition des ouvrages en bois de réemploi/réutilisation

Lors des phases Avant-Projet Sommaire et Avant-Projet Détaillé, à l’été 2020, Grand Huit a conçu avec l’appui technique de l’Atelier R-ARE et A Travers Fil, des fiches « Ouvrage réemploi » qui comprennent :

  • une description du besoin : emploi, caractéristiques techniques, quantité, calendrier, lot ;
  • des représentations graphiques ;
  • des hypothèses sur le gisement : identification de la matière, travaux à réaliser sur la matière, logistique ;
  • le cycle de vie de l’ouvrage : démontabilité, entretien, possibilité de réemployer/réutiliser/recycler ;
  • les points de vigilance ;
  • le contexte normatif ;
  • et les contacts des membres du groupement concernés.

Ces fiches ont servi de base à la recherche de bois de réemploi.

Recherche des gisements de bois de 2nde vie

Les ouvrages de destination, treillage et platelage étant soumis aux intempéries, la recherche s’est uniquement centrée sur des fenêtres et portes en bois de classe 3, de préférence en chêne. Étant l’un des gisements de réemploi les plus importants, elle a débuté dès juillet 2020 afin de stabiliser et si possible, stocker les gisements trouvés dans le site La Commanderie que la Ville de Paris avait mis à disposition du chantier pour cet usage.

Pour aider le groupement à sécuriser les gisements source, la Ville de Paris a mobilisé ses partenaires et en particulier, les bailleurs sociaux avec qui elle entretient une relation privilégiée : elle finance en partie la création d’offre nouvelle en logements sociaux et leur rénovation. Les bailleurs disposent en effet d’un gisement significatif de portes et de fenêtres en bois mises en rebut lors des travaux de mise en conformité des portes palières ou de rénovation.

Outil d’Atelier R-ARE pour analyser l’essence d’un bois ©Ville de Paris

La Ville de Paris présélectionnait chaque piste dont le descriptif, les photos, la quantité et la date de disponibilité correspondaient aux attendus et les soumettait à l’architecte pour qu’elle puisse prendre le relais avec Atelier R-ARE. Les informations sur l’essence du bois et la possibilité ou non de récupérer significativement la matière manquaient la plupart du temps, si bien que des visites furent systématiquement organisées avant de décider si le gisement de portes ou fenêtres était ou non validé. Atelier R-ARE, fort de son expertise dans la caractérisation des essences de bois et le démantèlement, définissait le potentiel ou non des portes ou fenêtres pré identifiées.

La recherche de gisement de fenêtres et portes en bois a eu lieu durant tout le projet : principalement durant les phases de conception mais également durant la phase de travaux suite à une indisponibilité du gisement présélectionné.

En phase APS, le gisement retenu pour le treillage et le platelage de la terrasse était des fenêtres en chêne, mais suite à une indisponibilité de ce gisement, en phase PRO, les architectes et l’Atelier R-ARE ont retenu des portes palières en chêne vernis (montants d’ossature en bois massif et panneaux en contreplaqué peints, imitation bois) d’un groupe de 207 logements situés au 10 avenue de la Porte de Ménilmontant à Paris (20ème) datant des années 30. La RIVP venait de lancer une mission de MOE pour leur remplacement qui intégrait, dès les études, une ambition de reconditionnement. L’équipe de maîtrise d’ouvrage était prête à lancer le marché de travaux en novembre 2020.

Porte palière existante du 10 avenue de la Porte de Ménilmontant à Paris (20ème) ©RIVP

Ce fut l’occasion de préciser les conditions de démontage et les lieux de stockage des portes déposées.

Pour être réemployées, les portes palières doivent idéalement être :

– En bois de classe 3
– Ouvrant, avec dormants (si possible)
– Stockage à la verticale. Possible à l’horizontal si toute la quincaillerie est déposée
– Stockage à l’abri des intempéries
– Transport à la verticale (en utilisant par exemple, les palettes à dossier qui auraient servi à la livraison des nouvelles – portes) sans poignées ni autre élément proéminent

Conditions que la RIVP accepta à l’exception des poignées qu’elle conserva dans l’optique de remplacer les anciennes portes typiques des Habitations Bon Marché (HBM), par un modèle se rapprochant de l’esthétique de l’époque. Pour cela, la RIVP travailla en partenariat avec l’Atelier Konstantin, artiste peintre, sur un panneau bois ajouté de même proportion décoré d’une peinture faux bois vernie et agrémenté des anciennes poignées.

Les portes devaient être déposées et livrées initialement en avril 2021. Cependant, les travaux ont rencontré de nombreuses difficultés et retards, notamment dans le processus de prototypage, les délais de fabrication compte tenu du contexte de pénurie de bois et les problématiques liées à l’intervention en milieu occupé. La 1ère livraison à l’Atelier R-ARE eut lieu fin août 2021 et concerna 9 portes seulement. La livraison des autres portes s’est échelonnée entre septembre 2021 et janvier 2022. La RIVP a également été contrainte de recadrer l’entreprise pour qu’elle assure un stockage à sec des portes. Au final, 136 portes palières en chêne vernis ont été livrées. Un contrat de cession à titre gratuit entre la RIVP et la Ville de Paris a été signé.

La Ville de Paris a assuré tout le long de l’exécution des travaux, le suivi et la coordination entre la RIVP et le groupement du marché de conception-réalisation de la réhabilitation de la maison Les Canaux.

Ces retards ont conduit à faire régulièrement des arbitrages sur la suite à donner au partenariat compte tenu du retard pris dans la livraison et de l’avancement du chantier de réhabilitation de la maison Les Canaux. L’architecte Clara Simay a dû régulièrement adapter la coordination et l’organisation du chantier, et les menuisiers, Atelier R-ARE et A Travers Fil, leur activité.

Le groupement et la Ville de Paris sont restés à l’affût de gisements de portes palières alternatifs à celui de la RIVP et ont continué à mobiliser leur réseau, avec quelques contraintes qui ont complexifié la recherche comme l’essence, l’épaisseur et les dimensions des portes pour être homogène avec les tasseaux d’ores et déjà réalisés : les portes en chêne devaient être d’épaisseur 35mm et de hauteur, environ 2,20 à 2,25 m.

Malgré cette difficulté, Atelier R-ARE a réussi à trouver 142 portes palières auprès d’Elogie Siemp qui répondaient aux différents critères lors d’une rencontre avec la chargée d’opération d’un projet de rénovation 316 logements, situé au 88-92 boulevard Murat à Paris 16ème. Voulant éviter l’enfouissement de ces déchets, la démarche d’atelier R-ARE l’a intéressée et elle a mobilisé personnellement l’ensemble de ses partenaires opérationnels pour y arriver. Comme il s’agissait d’un projet de rénovation globale et non de remplacement des portes palières en milieu occupé, la disponibilité des portes et le calendrier furent respectés. Ceci a eu également une autre conséquence : la paysagiste, motivée par la pertinence de la démarche d’Atelier R-ARE lors de la présentation de son activité, a été séduite par la réalisation du prototype de platelage réalisé pour la réhabilitation de la maison Les Canaux et a mobilisé Elogie Siemp pour que l’aménagement du jardin partagé soit réalisé par l’ateleir R-ARE en bois de réemploi (1 terrasse, 1 abri, 2 jardinières et 1 banc circulaire).

Les 100 portes complémentaires ont été obtenues auprès de la plateforme physique de réemploi, Réavie, située à Paris 13, partenaire de longue date d’Atelier R-ARE et de la Ville de Paris. Les portes provenaient d’un chantier du 15ème arrondissement.

Atelier R-ARE a aussi décidé d’utiliser les châssis en bois moabi des vantaux issus de la réhabilitation du 119-121 bd Haussmann à Paris pour les lambourdes du platelage de la terrasse. Elle les avait démantelées dans le cadre d’un projet de bardage, finalement abandonné, et d’un test de démantèlement de fenêtres en verre feuilleté dans le cadre de son partenariat avec Saint-Gobain. D’une densité exceptionnelle (classe 3-4), le moabi était particulièrement adapté en appui sur les poutres métalliques pour le support du platelage.

Fenêtre du boulevard Haussman ©Atelier R-ARE

Au final, 378 portes palières (142 portes palières d’Elogie-Siemp, 136 portes palières RIVP et 100 portes palières de Réavie) et 45 vantaux provenant de Paris (15ème, 16ème, 20ème et 8ème) ont été utilisés pour la réhabilitation de la maison Les Canaux.

Démantèlement des portes palières

L’ensemble des démantèlements des portes palières a été réalisé en insertion.

Le démantèlement des portes palières permet de récupérer différents éléments en bois : traverses, montant, panneaux, tenons…Cette étape demande du temps, du soin et de la précision pour permettre la réutilisation des éléments et leur transformation en nouveaux composants.

Il existe une grande variété de modèles de portes palières, en fonction du compromis entre la sécurité (anti infraction, isolation thermique et acoustique, protection contre le feu et l’émission de gaz) et l’aspect esthétique. Le bois est souvent retenu dans les logements en raison des qualités de ce matériau. C’est pourquoi, Atelier R-ARE a demandé à disposer très tôt d’un exemplaire de porte pour expérimenter la technique de démantèlement et connaître ainsi la composition des portes et leur intérêt par rapport au projet final.

Les tests ont révélé que les portes de la RIVP étaient plus intéressantes. Elles nécessitaient moins de temps pour être démantelées et contenaient des sections plus intéressantes : 3 tasseaux par porte de Réavie contre 5 à 6 tasseaux par porte de la RIVP. L’optimisation des découpes sur chaque montant a permis d’éviter les chutes et de minimiser le temps de travail.

Par ailleurs, la majorité des portes d’Elogie Siemp étaient blindées ce qui a nécessité de réaliser un démantèlement soigné et minutieux et donc du temps pour un opérateur qualifié, la manutention a également été pénalisée par le poids plus important de ces portes.

Ces éléments ont également pesé dans les arbitrages sur la recherche de gisement de porte.

Au niveau de la porte, Atelier R-ARE a choisi de retenir :

  • les montants pour le platelage de la terrasse ;
  • les traverses hautes et basses pour le treillage de la terrasse ;
  • le contreplaqué des panneaux des portes pour réaliser les plinthes ;
  • les feuillures des montants des portes pour la mosaïque de bois de bout.

Démantèlement des fenêtres en bois

La dépose totale des fenêtres Haussmann par l’entreprise DUMEZ a permis à l’atelier R-ARE de démanteler une cinquantaine de fenêtres et de déquincailler une centaine de dormants pour réalisation les lambourdes en moabi de grande longueur de section 45x65mm.

Lambourdes issues des dormants ©Atelier R-ARE
Schéma fenêtre en bois à la française vu de l’intérieur

Conception et fabrication du platelage de la terrasse

La conception du platelage de la terrasse a dû tenir compte des différents modèles de portes. Atelier R-ARE a réalisé des prototypes qu’il a soumis à la Ville de Paris, Grand Huit, l’association Les Canaux et au bureau de contrôle. Toutes assemblées de manières traditionnelle mais constitués de 2 à 5 mortaises selon leur dessin.

Prototype conçu et réalisé par Atelier R-ARE pour le platelage de la terrasse ©RIVP

La présence de mortaises provenant des anciennes portes permet d’écouler l’eau de pluie et constitue un dispositif antidérapant.

Le bureau de contrôle a donné un avis favorable au prototype réalisé en chêne et moabi pour le platelage de la terrasse. Il s’est notamment assuré que la pose des tasseaux soit réalisée de telle sorte qu’il n’y ait pas de ressauts, ni vide de plus de 2 cm, que l’ossature porteuse en moabi entre les solives métalliques et les panneaux préassemblés soit suffisante pour reprendre la surcharge d’exploitation de 400 daN/m², et en particulier à la jonction avec le bâtiment et au droit des portes

Atelier R-ARE a ensuite travaillé à l’esthétique du rendu : plusieurs motifs ont été définis pour tenir compte des différences de nombre de mortaises (= trous) des tasseaux (3 mortaises par tasseau de porte de la RIVP contre 5 pour ceux d’Elogie Siemp et Réavie).

1 120 tasseaux de 3 x 3 cm et de longueur comprise entre 1,95 et 2,07 m et 235 ml de lambourdes 40 x 65mm et 50 x 65mm ont ensuite été posés et assemblés sur site.

Le tanin du chêne s’est petit à petit libéré et a protégé le bois des agressions extérieures, rendant le platelage un peu grisâtre et patiné.

Conception et fabrication du treillage de la terrasse

La conception du treillage a fait l’objet de plusieurs échanges entre l’architecte Clara Simay, A Travers Fil et l’entreprise de serrurerie Poste Créa, en lien avec l’atelier R-ARE.




Charpente “résille” ou “nid d’abeille” présentée sur le site https://lecharpentierjo.blogspot.com/p/resille-losangique.html

Inspiré par les charpentes « Zollinger » ou « nid d’abeille » permettant de construire une grande ossature uniquement à partir de petites sections de bois, le treillage devait également pouvoir faire face aux intempéries. Pour cela, l’équipe de conception a imaginé un système de quincailleries métalliques fabriquées sur-mesure par Poste Créa, permettant d’écarter les pièces de bois les unes des autres et ainsi permettant l’écoulement de l’eau de pluie sans stagnation d’eau dans les zones d’assemblage, ce qui aurait causé un risque de pourriture du bois.

En raison des aléas d’approvisionnement en matière évoqués plus haut, le dessin de l’ouvrage (et donc celui des pièces de quincaillerie) a dû être remanié à plusieurs reprises : le changement d’origine du gisement de porte ayant impliqué de revoir les chacune des dimensions (longueur, largeur et épaisseur) des pièces de bois composant le treillage. Un autre sujet lié à la conception fut longuement débattu : le système de fixation de l’ensemble de l’ouvrage sur la maçonnerie et/ou la charpente métallique. Le treillage se dressant au-dessus d’un muret en pierres sèches, la question était de savoir s’il était possible de prévoir un ancrage solide sur (ou dans) ce muret. Clara Simay proposa une réponse pragmatique : attendre que le muret soit monté (ou partiellement monté) pour se rendre compte concrètement de la manière dont celui-ci pourrait, ou non, servir d’appui. Finalement, il est apparu de manière assez évidente qu’il ne pourrait pas remplir cette fonction. Après plusieurs hypothèses, discutées en lien avec le bureau d’études et le bureau de contrôle, Clara Simay et A Travers Fil ont opté pour l’installation de deux lisses basse et haute, renforcées par des petites équerres fixant en plusieurs points le treillage aux poteaux.

Le bureau de contrôle s’est également assuré que l’essence du bois de réemploi était bien de de classe 3 (ce qui est le cas du chêne), avant de remettre son avis favorable au treillage de la terrasse.

Au mois de septembre 2021, A Travers Fil a réceptionné dans son atelier du 19e arrondissement de Paris l’ensemble des 393 traverses de portes palières démontées par l’atelier R-ARE et transportées en plusieurs convois par Travail et Vie, soit 230 ml de montants de 60 x 30 mm.

Les pièces y ont été re-débitées à la scie à format puis corroyées à la dégauchisseuse-raboteuse sur chacune de ses quatre faces, jusqu’à obtention de la section finale bien droite et rectangulaire. Ensuite, des percements ont été effectués à la perceuse à colonne, afin de permette le passage des tiges filetées et des écrous assemblant les montants entre eux. Enfin, les arrêtes ont été légèrement cassées au papier abrasif, avant que Travail et Vie n’applique un saturateur minéral aux silicates destinés à la protection du bois en extérieur, avec une teinte simulant une surface grisée patinée, similaire à un bois naturel vieilli.

A Travers Fil a posé sur site le treillage en quelques jours de novembre 2021, une fois le muret de pierres sèches terminé. L’assemblage a consisté à boulonner pièce par pièce, en avançant de proche en proche.

Conception et fabrication de la mosaïque en bois de bout

Le délignage des feuillures sur les montants des portes pour la fabrication des tasseaux à générer des chutes que l’atelier R-ARE a souhaité réutiliser pour la fabrication de mosaïques de sol au RDC de la salle principale. 

Grand Huit souhaitait réaliser une réparation poétique et mémorielle des sols au droit des murs démolis. Avec Atelier R-ARE, elle voulait aussi tester une innovation traditionnelle : la réalisation de joints au plâtre naturel en lieu place de joints chimiques conventionnellement utilisés pour la fixation du bois de bout ou des carrelages. Pour ce faire une mise au point et une formulation collaborative a été initiée à l’appui de plusieurs prototypes entre Atelier R-ARE et Marc Potin des usines Vieujot de plâtre (voir article isolation RDC).

Atelier R-ARE a réalisé des prototypes aux motifs révélant les sections d’origine des montants de portes qu’il a soumis à la validation du bureau de contrôle, de la Ville de Paris et de l’association les Canaux.

Le choix esthétique s’est porté sur une expression en mosaïque reprenant les motifs des mosaïques existantes alentours.

Le bureau de contrôle a demandé que soit vérifié le comportement à l’eau des joints au plâtre, au poinçonnement et à l’abrasion. Les deux derniers ont été validés par la résistance du bois de bout. Toutefois, la stabilité des joints au plâtre soumis à l’humidité en l’état actuel des connaissances ne peut être garantie. Un vernis a été appliqué en fin de pose pour les protéger. La Ville de Paris a décidé d’accepter ce risque.

Environ 25 000 tesselles en bois de bout équivalent aux feuillures des montants de 150 portes palières, tout gisement confondu ont constitué les 4 à 5 m² de mosaïque en bois de bout.

Conception et fabrication des plinthes

2 épaisseurs de contreplaqué provenant des portes palières ont été collées puis usinées et prépeintes pour former des plinthes d’environ 1,90 m et d’épaisseur 12mm. 70 ml de plinthes de 15 x 1cm ont été réalisées.

D’autres ouvrages en bois de réemploi ont été également réalisés (cf. article sur le lambris, parquet et lattis).

Tous ces ouvrages en bois de réemploi ont été reconnus par l’association FiBois Ile de France qui fédère et anime la filière bois. La Ville de Paris et le groupement du marché de conception ont reçu le Prix Régional de Construction Bois mention « réemploi » en 2022.

Au niveau des gains « carbone », les règles de calcul de l’Analyse du Cycle de Vie ne sont actuellement pas favorables au réemploi de bois dans la mesure où elles retiennent zéro émission carbone pour les produits de réemploi et une compensation pour les produits neuf en bois.

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